Nuxivers : Episode 3 ! (tataaaam!)

Bonjour! Voici le troisième épisode du nuxivers. Je me souviens que j'avais pas des masses le moral quand je l'ai tapé, mais en le relisant ce soir, il me satisfait. Je suis d'autant plus contente que je me suis pas fait chier pour l'écrire. J'espère que cet épisode vous transmettra le sentiment de mélancolie que je voulais véhiculer. Quoiqu'il en soit... À bientôt pour le 4ème!


L'air était froid. Une brise glaciale soufflait sur les pierres lézardées du monastère, caressait d'une aile morbide les rosiers fanés, et frôlait sans les bouger les feuilles mortes sur les dalles des coursives. Elle était à peine suffisante pour soulever sans force de légères mèches blanches sur le visage d'Arman. Le chevalier parcourut les cours et les couloirs vides du bâtiment que le temps semblait avoir étreint. Tout avait été si rapide... Le dieu blessé qu'il avait frappé, la fureur des autres dieux, la fin du monde... La fin du monde avait avorté. Le monde était encore empreint de souvenirs. Ou plutôt, il restait encore pleins de souvenirs. Mais la vie avait glissé. Le processus destructeur s'était arrêté, mais trop tard pour sauver la vie. Et lentement, il se remettait en route. Arman le savait. Il sentait le temps glisser, doucement pour l'instant, mais une indéniable accélération finirait par précipiter le néant sur ce qu'il restait. Qu'importe...
Des notes de violoncelle, graves, semblaient résonner dans l'âme même des pierres qui ne demandaient plus qu'à tomber. Mais il savait qu'il était inutile de chercher le musicien. Les notes ressortaient d'un temps immémoriaux, souvenir parmi d'autres. Au tournant d'un couloir, il crut apercevoir des enfants courir. Leur image, telle une projection faible, papillonna quelques instants, puis s'effaça comme le reste. Un autre souvenir venait de s'en aller.
Il arriva enfin devant les grands battants de bois de la nef. Aucun son n'en sortit lorsqu'il les poussa. Aucun souffle d'air. La poussière, les feuilles, les pierres. Des tentures lourdes usées, déchirées, sales. Et au fond, au dessus de l'autel, elle était là. Suspendue par un réseau de rubans vieillis et tachés, Arman comprit qu'elle avait sombré dans le repos éternel. Repliée dans son urne ovoïde dont les gravures millénaires contaient une mythologie révolue, l'armure du chevalier du citron ne dégageait plus son aura, et ne la dégagerait plus. Il s'approcha et passa une main sur l'or rougissant et terne, glacé comme le fleuve des Enfers.
Des filets de sable commencèrent à couler du plafond. Des pierres tombaient au ralenti. La brise enfla et souleva les feuilles mortes en tourbillons flegmatiques, nettoyant les dalles craquelées avec une lenteur effroyable. Les murs fondaient. Les fleurs perdaient leurs pétales cadavériques qui partaient dans le vent d'outre tombe. Arman se retourna. Une immense plaine s'étendait à perte de vue. L'herbe dansait au ralenti. Le ciel, diurne, affichait des étoiles d'une luminosité incroyable. Une brume légère semblait figer encore plus le temps et embourber l'espace, tandis qu'en émergeait un immense engin de cuivre, de cuir et de verre, majestueux et pleins d'ailes de peau tendues. Au pied se tenaient plusieurs personnages. Le chevalier reconnu l'Impératrice My. La souveraine du Citron. Sa reine. Il ne l'avait plus revu après la guerre. Elle avait disparu comme tout le reste. Elle semblait regarder dans sa direction. À ses cotés, l'Empereur de la Noix de Coco qui la tenait par la taille. Son regard vert de gris suivait la même direction. Derrière eux, une autre femme qu'Arman ne connaissait pas le regardait aussi. Lorsqu'il s'approcha, il se rendit compte que les deux souverains regardaient plus loin, comme l'horizon. Ils tournaient lentement la tête vers le vaisseau, mais le mouvement était si lent qu'il en était presque imperceptible. Par contre la femme inconnue le regardait lui. Elle ressemblait beaucoup à My. Elle lui sourit. Comme elle ne disait rien, Arman demanda « qui êtes-vous ? » Il en profita pour la détailler du regard. Comme la reine My, elle avait une chevelure noire incroyablement longue et des yeux sombres. Elle portait un costume composé de plusieurs robes de soies superposées aux broderies en camaïeu qui ressemblait à celles des riches personnes des terres du Nord de la Pépinière. Mais elle ne venait pas de la Pépinière. Sous les superpositions soyeuses, elle semblait porter une légère robe bordée de dentelle. Tout son costume était parcourus de fines chaînes et de perles d'une préciosité qui ne trompait pas. Au cou, elle arborait une magnifique parure incrustée de pierres vert brunes au reflets d'or qu'Arman n'avait jamais vu. Elles semblaient éclater la lumière pour jouer avec les couleurs. « Je m'appelle Nux » répondit-elle. Sa voix semblait venir d'aussi loin qu'elle, et résonnait dans tout l'espace immense de la plaine, semblait emplir le ciel, et pourtant, emplie de grâce. Cette personne était puissante. Arman le sentait. Elle semblait ne pas avoir de souffle. Elle semblait être là et à la fois ne pas y être.
« Ce monde est en train de finir de mourir. Je suis venue te cherche Arman. » Le chevalier se tourna vers les deux souverains. En tournant, la tête de My se penchait sur l'épaule de l'Empereur. « Ils ne viennent pas avec nous. Ils appartiennent à se monde »

- Ils vont disparaître aussi alors ? demanda le chevalier.
- Oui.
- Pourquoi m'emmenez vous moi ? Où allons nous ?
- Tu n'as pas besoin de savoir pourquoi je t'emmène. Quand au lieu, il est difficile d'en parler. Le mieux est que tu attendes de le voir.

Le vent se faisait sentir de plus en plus fort. L'herbe commençait à être moins ralentie. Le mouvement des têtes des souverains devenait visible à l'½il nu. Nux tendit la main au chevalier. Ses cheveux blancs commençaient à bouger un peu plus dans la brise qui se vivifiait. Alors tout était fini. Il avait erré quelques jours sur terre après la guerre sainte, seul, et avait fini par accepter l'idée qu'il finirait par ne plus rien y avoir. Il prit la main tendue vers lui. Elle était fraîche. Nux l'entraîna vers une passerelle qui montait dans le vaisseau. En y posant les pieds, Arman se retourna et murmura en direction de My « Adieu, majesté. »
L'intérieur du vaisseau exposait des tuyauteries, des papillons, des roues, et tout une multitude de mécanismes à nu sur les parois. Le sol était recouvert d'une sorte de moquette qui tapissait de rouge. Ils traversèrent quelques couloirs tandis que l'immense engin commençait à s'ébranler. Nux le fit entrer dans une pièce qui semblait être à l'avant du vaisseau. Une petite balustrade ouvragée parcourait l'espace central en demi-lune. Et face à eux, une immense baie vitrée donnait une vue imprenable sur la plaine. Des gens habillés de tuniques blanches s'activaient un peu partout. Des ordres fusaient d'un bout à l'autre de la cabine tandis que ceux assis le long de la grande vitre effectuaient des réglages. Arman s'approcha de la vitre. Au-dessus à l'extérieur commençaient à s'agiter les immenses ailes de peau tendues et de la vapeur s'échappait en plusieurs endroits. En bas, les deux souverains étaient toujours là. Le vent commençait à se faire sentir de façon presque normale dans leurs cheveux. La reine avait posé sa tête sur l'épaule du roi, et la main de celui-ci était remontée dans son dos. Dans un ultime dégagement de vapeur, le vaisseau commença à prendre de la hauteur. Le chevalier regardait la terre s'éloigner, tandis que les deux souverains se tournaient l'un vers l'autre.
Au bout de quelques instants, la mer commença à apparaître en dessous avec l'horizon qui se courbait de plus en plus. Puis les deux bouts de l'horizon se rejoignirent tandis que terre et mers se fondaient l'un à l'autre et disparaissaient sous la masse cotonneuse des nuages, et que le tout se disloquait. Bientôt, un grand manteau de nuit constellé d'étoiles avait enveloppé le vaisseau. Nux s'était assise sur un siège au milieu de la cabine tandis qu'une personne en tunique blanche emmenait Arman au c½ur du vaisseau.

*
* *

L'arbre perdait doucement des feuilles dans le vent léger, trop faible pour inquiéter qui que ce soit. Yggdrasil le Puissant enfonçait ses racines au plus profond de l'herbe et de la brume. Une multitude de papillons et d'oiseaux virevoltait, insouciante. Entre deux n½uds de bois éternel, un vieux puit de pierre avalait une longue volée de marches et les perdait dans une lumière blanche. Une feuille tomba là d'où semblait sortir la brume. Elle frôla les marches un long moment, puis elle flotta dans l'air libre, comme s'il n'y avait rien. Mais en fait si, il y avait quelque chose. Une immense plaine de nuages. Au loin se profilait un bâtiment.








Dans le prochain épisode : On retrouve les atomes. Cette fois Oxygène raconte à Sodium une légende. On croisera aussi Lanthane et peu être d'autres atomes (je sais pas encore qui d'autre pour l'instant).

AVIS : Ce soir les moucherons sont immortels. Il est 23 : 28. A tous les chercheurs, profitez-en maintenant ou jamais pour découvrir le secret de la vie éternelle!




Nux




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# Posté le jeudi 02 octobre 2008 17:38

Avant première

Ce matin, j'ai eu une hallucination sonore. Aussi ai-je eu envie de vous en faire part...

Prenez un morceau de musique avec un air mélancolique, noble, dramatique, avec des voix qui chantent principalement en altos. On peut prendre Promised Land, de l'OST d'Advent Children par exemple. Les voix ne sont pas toutes altos, mais le morceau traduit bien cette sensation de fin, de chose inévitable et incroyablement triste et belle.* Ajoutez à ça une sonnerie de téléphone incessante, comme une chose urgente que l'on ne peut atteindre. Ajoutez encore à ça le bruit de la pluie qui tombe et qui dégouline le long des gouttières (vous êtes bien entendu à l'intérieur), car il est des choses qu'on n'arrête pas. Et là, comme si tous les autres sens avaient disparus au profit de l'ouïe qui exigeait l'exclusivité, perdue, j'ai compris que les nombreuses failles spatio-temporelles crées ces derniers temps m'avaient donné l'occasion d'entendre en avant première un extrait sonore de l'apocalypse. Après tout, parmi tout ces univers générés certains sont beaux et courts, et meurent si vite...


*A ce propos, la version renversée est terrible...


Nux





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# Posté le mercredi 24 septembre 2008 17:44

TP Game - Truc de fou

Je jouais jusque là en mode TPPT*, ce qui était bien mais pas top. Je décidais donc de passer en mode TP** Qui l'eut cru! Comme pour tout jeu qui se respecte, les premiers niveaux se passent les plus rapidement. Du moins je pense (car nous en sommes encore au début). En duo de choc, nous avons alors basculé dans des niveaux très biologiques, parfois un peu chimiques, et quoi qu'il en soit, incontestablement expérimentaux. Nous avons du apprendre des langues pour changer de niveau. Nous avons récemment passé le niveau de type pluvieux. On a inventé les ramens au corn flakes et pratiqué de l'ETUC comme jamais. On a traversé l'espace dans un flan de l'Empire (tout part de là en fait... X3), croisé des cookies interstellaires pilotés par des pépites de chocolat, et finalement vaincu le boss de fin de niveau, Mr Spock. Je crois que le prochain niveau est plus froid (mode hiver oblige) mais il devrait y avoir des châtaignes (ou alors c'est celui d'après...)

J'aime bien ce jeu. Le principe est assez simple. On incarne une entité divine et quatres mots de vocabulaires suffisent à faire des combos. Je suis devenue accro... *languis la prochaine partie*


* Tu Peux Pas Test
** Two Players



Nux




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# Posté le lundi 15 septembre 2008 15:40

Ma-Bimbo.com

Ma-Bimbo.com
Oy! J'ai le plaisir de vous présenter enfin ma bimbo!

Voici Tamaki Yamasu. Elle est secrétaire depuis peu. Elle aime la mode, les mecs, danser en boite, et au niveau 9, elle posait pour "Ronde et Joli", ce qui l'avait amené à devoir prendre 70 Kg. Mais maintenant, elle a repris son poids normal et elle s'est faite faire une chirurgie. C'est pour ça qu'elle a un "si beau visage", comme lui dit toujours l'esthéticienne quand elle va se faire remaquiller ou bien qu'elle va faire un gommage ou une séance d'UVs. Malheureusement, Pierre Castagnette, son petit copain, était totalement contre la chirurgie esthétique. Alors ils ont cassé. Et du coup, elle est triste. Mais courage Tama! Aujourd'hui, elle passe au niveau suivant! Plus que quelques grammes à perdre et tout les objectifs de ce niveau seront remplis. Après, elle ira en boite et trouvera un autre petit copain, encore plus mignon et qui lui rapportera plus d'argent (Bimbos d'Or, ou BO), ce qui dans le fond n'est pas de refus puisque je joue sans allopass (par principes, je refuse de dépenser le moindre centime pour gagner des BO ou autre chose. Aussi le niveau 9 fut-il un véritable défi et une épreuve de patience X3)

Allez, souhaitons tous bonne chance à Tama sur la voie de la Bimbo Attitude et de l'ultra sophistication \\o/
"Weeeeeeaall liiiiiiiiiiive in a yeeellow submariiiiiiiiiiiiiiiine!"

Pour voir son profil et me montrer que vous l'appréciez, c'est ici.




Nux






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# Posté le vendredi 05 septembre 2008 03:09

Néon du Nuxivers

Chapitre 2 : Néon du Nuxivers

Néon entra dans la rame de métro en broyant du noir. Dimanche 24 Août. Quelle plaie de travailler le week-end... Vivement demain se dit elle.

Ici, un arrêt sur image s'impose. Néon est debout dans une rame de métro bondée, se tient à une barre de fer et est en train de tourner vers la droite sa tête de dépressive au regard blasé. Ce mouvement que nous venons d'arrêter soulève ses couettes blondes parsemées de mèches blanches (du moins sont elles en suspens pour le moment). Mais ce dont je veux vous parler, c'est du jour. Effectivement, nous sommes dimanche, et Néon travaille le dimanche. Elle ne travaille pas le Lundi. Ce n'est pas exceptionnel ni propre au travail de Néon. Dans cet univers, le Lundi est le dernier jour de la semaine, le 7ème. Le Lundi, personne ne travaille. D'une part pour une raison superstitieuse (le Lundi est un jour maudit), d'autre part en hommage au personnage mythologique qui a donné naissance à cette superstition. Mais ça, c'est une autre histoire.

La rame de métro s'arrêta à Jules Janssen, et Néon descendit. La foule grouillait à cette station importante. Surtout en cette fin de journée. Elle prit l'escalier Nord et se retrouva sur un boulevard. Au bout se dressait la Demeure Périodique. Cette immense bâtisse aux allures de château japonais de l'ère Edo prenait sur ses façades blanches les couleurs sanglantes du ciel, et les mariait à ses tuiles noires et ses dorures sobres et modérées. C'est là que vivaient les atomes. Tous, ou presque. Un seul manquait à la liste. Hydrogène. Le numéro un. Personne ne l'avait jamais vu. Hormis peut être Hélium. Hélium, numéro deux de ce clan nommé « la Période », était sans doute la seule personne à être en contact avec Hydrogène, si celui-ci était en vie. Ou tout simplement existant. Néon fronça les sourcils à cette pensée. La Période... D'où venait-elle ? En tout cas, c'est de la Période que venait son mal être, et elle n'avait aucun doute là-dessus. Pas envie de rentrer à la demeure là...Elle traversa la rue et entra dans un bar.

La clochette retentit. Néon commanda un mojito. Elle s'assit au comptoir entre deux homme et lança un regard noir à celui qui la regardait avec amusement. Un courant froid se fit sentir. L'homme cessa de sourire.Une lueur de gène passa dans son regard, comme si quelque chose de malsain venait de se passer. Il s'éloigna. Néon se tourna vers le barman qui lui apportait son verre et paya. Après quelques gorgées, elle laissa sa tête tomber sur ses bras et soupira. Il y avait du monde. Les clients se tassaient autour des petites tables, discutaient, jouaient aux cartes...Un bar parmi d'autres sur l'un des boulevards les plus fréquentés de la capitale. La clochette retentit.

Un homme entra. De ces 182 centimètres, il dépassait largement Néon. Mince, vêtu d'un kimono crème brodé de vagues bleues et blanches sur le bas et dont les manches frôlaient le sol, il s'assit à la place qui s'était libérée à côté de Néon quelques instants plus tôt. Il posa un coude sur le comptoir, tourné vers la jeune fille, et un pan de ses longs cheveux noirs profita du mouvement pour tomber devant son ½il droit. Il le remit en place d'un geste machinal mais élégant, exprimant de ses deux yeux bleu clair son regard perçant.
- Bonsoir Néon.
Elle releva la tête sans répondre et avala une gorgée supplémentaire de mojito.
- Encore en train d'essayer de noyer tes mal êtres existentiels ? demanda-t-il sans méchanceté.
- Je suis au bord de la fission, soupira-t-elle d'un air dépité.
Un silence passa.
- Oxygène ! Elle se tourna vers lui et le regarda avec intensité. À quoi servons-nous ?
Encore cette question...Il soupira. Elle l'avait maintes fois posé et il connaissait presque par c½ur tout ce qu'elle s'apprêtait à dire ensuite. Mais elle essayait. Inlassablement, elle recommençait, cherchait à comprendre.
- À quoi servons-nous ? Répéta-t-elle en se penchant légèrement vers lui. Pourquoi sommes-nous là ? Ce clan, ces pouvoirs... tout ça dans quel but ? Qui ou quoi tire les ficelles de notre existence ?
- Sans doute le même qui fait tourner le Nuxivers.
- Ha ha ! Le Nuxivers ! Quelle blague ! Le système de notre empereur, le Nux ! C'est aussi ridicule que notre existence. Même l'empereur en est conscient. Il refuse de se montrer. Il ne veut pas montrer sa honte ! Hydrogène est sans doute le même type de personne. Lâche. Mais qui nous dit qu'Hydrogène n'est pas l'Empereur, hein ?!
- Je ne crois pas qu'Hydrogène soit le créateur de la Période, dit calmement Oxygène.
- Et en quoi crois-tu, hein ?
Alors pour une fois, Oxygène décida de répondre à cette question.
- Je crois qu'il est temps de rentrer à la Période.


Et tandis que les deux atomes sortaient du bar, à l'autre bout du boulevard, la Demeure Périodique avait pris le manteau bleuté de la nuit, et ses dorures sombres semblaient dormir sous la masse noire du toit.

*
* *

Soudain, on frappa à la porte.
La vieille femme ouvrit la porte et entra dans ce qu'il semblait être un salon. L'endroit était soumis à un calme puissant qui s'imposait presque comme une fatalité. Le mur faisant face à la porte était muni d'une immense baie vitrée qui le traversait, et un fauteuil tourné vers le paysage se découpait à contre jour.
- Voilà ton thé Hell. On dirait qu'il ne vont pas tarder...
- Oui Deniz, répondit une voix qui émanait du fauteuil. La révolte va bientôt avoir lieu.
Deniz servit le thé et s'assit dans un fauteuil à côté, face au paysage également. Hell attrapa sa tasse brûlante. Par la fenêtre, les nuages défilaient, et en dessous, loin en dessous apparaissait le Nuxivers.





Nux





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# Posté le jeudi 28 août 2008 18:04